Où photographier à Paris, et à quelle heure
Neuf lieux à Paris avec l’heure à laquelle chacun fonctionne, pourquoi le Trocadéro est inexploitable après neuf heures, et où aller sous la pluie.

À Paris, le lieu compte bien moins que l’heure. Chacun des endroits ci-dessous est beau ; la moitié environ est inexploitable une grande partie de la journée, et ce qui sépare une bonne séance d’une séance perdue est presque toujours l’heure de départ.
L’heure, pas le lieu
La ville a deux fenêtres exploitables. La première va du lever du jour à huit heures et demie environ : c’est le seul moment où les lieux célèbres sont vides. La seconde est la dernière heure avant le coucher du soleil, soit vingt et une heures en juin et seize heures trente en décembre.
Entre les deux, la lumière tombe d’en haut, la foule est à son maximum, et aucune compétence ne compense ni l’un ni l’autre.
Les neuf qui fonctionnent
Île Saint-Louis. Cinq cents mètres, une architecture, deux niveaux. Vide avant huit heures, même en août. Les quais bas restent à l’ombre toute la journée, ce qui en fait le rare lieu parisien utilisable à quinze heures.
Pont de Bir-Hakeim. La tour cadrée par les arches. Très fréquenté et qui justifie de se lever tôt : à neuf heures, il y a une file d’attente pour le bon emplacement.
Trocadéro. L’échelle, et la seule vue où la tour entière tient confortablement. Inexploitable après neuf heures. À sept heures, il est à vous.
Rue Foyatier, Montmartre. L’escalier, pas la place du Tertre, qui est un marché de portraitistes en activité et se photographie mal.
Jardin du Palais-Royal. Les colonnes et les arcades. Ombragé, fermé et calme, et il ouvre tôt.
Canal Saint-Martin. Passerelles de fer et platanes. D’un registre entièrement différent des monuments, et le choix quand on veut un Paris habité plutôt que visité.
Buttes-Chaumont. Escarpé, vert et réellement sauvage pour un parc urbain. Bon pour les familles parce qu’il y a de la place pour courir.
Passage des Panoramas et les galeries couvertes. Verrières du XIXe siècle. La réponse à la pluie, et assez intéressantes pour être un premier choix plutôt qu’un repli.
Pont Alexandre III. Or, lampadaires et Grand Palais derrière. Meilleur à l’heure bleue, quand les lampes sont allumées et que le ciel garde de la couleur.
Sous la pluie
La pluie n’est pas une raison d’annuler à Paris. Les galeries couvertes, la colonnade du Palais-Royal et les quais sous les ponts fonctionnent tous mouillés, et la pierre humide se photographie bien mieux que la pierre sèche. Ce qui arrête réellement une séance, c’est le vent : parapluies et cheveux deviennent ingérables, et aucun lieu n’y remédie.
Autorisations
La prise de vue sur la voie publique est libre. Jardins municipaux, domaines nationaux et intérieurs de monuments relèvent chacun d’un régime propre, et un trépied change la réponse dans plusieurs d’entre eux. Nous vérifions ce qui s’applique à votre séance en amont — voir la page Paris pour la façon dont les séances s’y organisent.
Questions fréquentes
- À quelle heure commencer une séance à Paris ?
- Entre le lever du jour et huit heures pour tout lieu connu, ou la dernière heure avant le coucher du soleil. Entre ces deux fenêtres, la lumière est verticale et les monuments sont bondés, et ni l’un ni l’autre ne se corrige.
- Faut-il une autorisation pour photographier à Paris ?
- Pas sur la voie publique. Les jardins municipaux, les domaines nationaux et les intérieurs de monuments ont chacun leurs règles, et un trépied change la réponse dans plusieurs cas. Nous vérifions le cas précis avant la séance.