Le guide
Le seul quartier lyonnais qui monte
Les pentes offrent quarante mètres de dénivelé sur quelques centaines de mètres, avec des escaliers, des passages couverts et des terrasses en surplomb. Pour une séance, cela signifie que l'on peut varier les angles de vue sans changer d'endroit : photographier depuis trois marches plus haut change complètement une image.
C'est aussi ce qui rend le quartier fatigant, et la raison pour laquelle nous commençons toujours par le haut.
Un quartier habité
Ce n'est pas un décor : les pentes sont un lieu de vie dense, avec des commerces, un marché et des écoles. Cela donne des arrière-plans vivants et impose une certaine retenue — on ne bloque pas un escalier pendant dix minutes pour une pose.
Le marché du boulevard, le matin, est une excellente occasion d'images non dirigées si le sujet s'y prête.
Les couleurs
Murs peints, façades ocre, volets colorés : le quartier est visuellement chargé. Des tenues sobres et unies fonctionnent nettement mieux que des motifs, qui entrent en concurrence avec le fond.
Pour quel type de séance
Un book, où les escaliers et les lignes graphiques servent la composition, un couple qui veut autre chose que des quais, ou une famille avec des enfants en âge de marcher.
Autour
Les quais de Saône, en bas des pentes, prolongent naturellement une séance. Les autres endroits sont dans la rubrique lieux et le contexte général sur la page Lyon.
Photographier une montée
Un escalier se photographie mal de face : les marches s'écrasent et l'on ne voit plus le dénivelé qui fait tout l'intérêt du quartier. De trois quarts, en se plaçant deux ou trois volées plus bas, la perspective se rouvre et le sujet gagne une position dominante que le plat ne donne jamais.
C'est aussi la seule façon d'obtenir un arrière-plan qui s'éloigne. Ailleurs dans Lyon il s'arrête à la façade d'en face ; ici il descend sur la ville.