Photographier sur les pentes de la Croix-Rousse
Un quartier qui monte, avec des escaliers partout : de quoi photographier quelqu’un depuis le dessus ou le dessous, ce qui est rare en ville.
Lumière
Quand la lumière est bonne
- Printemps
- Milieu de matinée : le soleil entre dans les rues étroites orientées est-ouest et crée des bandes de lumière très nettes.
- Été
- Les escaliers restent à l'ombre presque toute la journée, ce qui rend le quartier praticable quand les quais ne le sont plus.
- Automne
- Lumière douce et rasante en fin d'après-midi sur les façades ocre. La meilleure saison ici.
- Hiver
- Le soleil passe peu dans les rues étroites. Travailler plutôt sur les terrasses hautes, qui restent dégagées.
- Quoi porter
- Chaussures confortables, sans discussion : les montées sont sévères. Le quartier est coloré, donc des tenues sobres évitent la surcharge visuelle.
Le lieu
Le seul quartier lyonnais qui monte
Les pentes offrent quarante mètres de dénivelé sur quelques centaines de mètres, avec des escaliers, des passages couverts et des terrasses en surplomb. Pour une séance, cela signifie que l’on peut varier les angles de vue sans changer d’endroit : photographier depuis trois marches plus haut change complètement une image.
C’est aussi ce qui rend le quartier fatigant, et la raison pour laquelle nous commençons toujours par le haut.
Un quartier habité
Ce n’est pas un décor : les pentes sont un lieu de vie dense, avec des commerces, un marché et des écoles. Cela donne des arrière-plans vivants et impose une certaine retenue — on ne bloque pas un escalier pendant dix minutes pour une pose.
Le marché du boulevard, le matin, est une excellente occasion d’images non dirigées si le sujet s’y prête.
Les couleurs
Murs peints, façades ocre, volets colorés : le quartier est visuellement chargé. Des tenues sobres et unies fonctionnent nettement mieux que des motifs, qui entrent en concurrence avec le fond.
Pour quel type de séance
Un book, où les escaliers et les lignes graphiques servent la composition, un couple qui veut autre chose que des quais, ou une famille avec des enfants en âge de marcher.
Autour
Les quais de Saône, en bas des pentes, prolongent naturellement une séance. Les autres endroits sont dans la rubrique lieux et le contexte général sur la page Lyon.
Photographier une montée
Un escalier se photographie mal de face : les marches s’écrasent et l’on ne voit plus le dénivelé qui fait tout l’intérêt du quartier. De trois quarts, en se plaçant deux ou trois volées plus bas, la perspective se rouvre et le sujet gagne une position dominante que le plat ne donne jamais.
C’est aussi la seule façon d’obtenir un arrière-plan qui s’éloigne. Ailleurs dans Lyon il s’arrête à la façade d’en face ; ici il descend sur la ville.
Questions
Questions fréquentes
Les traboules sont-elles accessibles ?
Certaines sont ouvertes au passage, d’autres sont des parties communes d’immeubles privés dont l’accès dépend des habitants. Nous nous en tenons à celles qui sont ouvertes, et nous n’y stationnons pas : ce sont des couloirs d’habitation.
Le dénivelé est-il un problème ?
Il est réel. Nous organisons donc la séance en descente, du haut vers le bas, ce qui la rend confortable pour tout le monde et permet de finir sur les quais.
Peut-on y faire une séance avec des enfants ?
Avec des enfants qui marchent, oui, et ils adorent les escaliers. Avec une poussette, c’est franchement pénible et un parc convient mieux.
Photographier à Pentes de la Croix-Rousse
Nous repérons, nous vous disons à quelle heure venir et ce que cela donne selon la saison.