Photographier dans le Panier
Le repli quand le vent se lève : des ruelles si étroites que le mistral ne s’y engouffre pas.
Lumière
Quand la lumière est bonne
- Printemps
- Les rues orientées est-ouest reçoivent une bande de lumière en milieu de matinée, très nette contre les murs ocre.
- Été
- L'ombre permanente des ruelles rend le quartier utilisable à quatorze heures, ce qui n'est vrai nulle part ailleurs à Marseille.
- Automne
- Meilleure saison : lumière chaude, températures confortables et fréquentation retombée.
- Hiver
- Le soleil pénètre peu. Travailler sur les places et les escaliers dégagés plutôt que dans les rues les plus étroites.
- Quoi porter
- Chaussures plates : les rues sont pavées et montent. Le quartier est très coloré, donc des tenues unies et sobres tiennent mieux le cadre.
Le lieu
Le repli qui sauve une séance
À Marseille, le vent décide. Quand il souffle, la corniche et les calanques deviennent inconfortables en quelques minutes, et cela se lit sur tous les visages. Le Panier est la réponse : des ruelles étroites, coudées, où le mistral ne circule pas.
C’est aussi un endroit intéressant en soi, pas seulement une roue de secours. Les façades colorées, le linge, les escaliers et les places minuscules donnent un registre visuel que la ville n’offre nulle part ailleurs.
L’ombre comme ressource
En juillet, à quatorze heures, presque tout Marseille est inutilisable. Les ruelles du Panier, elles, restent dans l’ombre du bâti et fournissent une lumière indirecte qui rebondit sur les murs clairs.
C’est une des rares configurations où l’on peut photographier en plein après-midi méditerranéen sans que cela se voie.
Un quartier habité, pas un décor
Des gens y vivent, les rues sont étroites, et une séance qui s’installe bloque réellement le passage. Nous travaillons vite, nous nous déplaçons souvent, et nous ne cadrons pas les fenêtres ouvertes des habitations.
Cette retenue n’est pas seulement une question de politesse : un quartier où l’on est bien accueilli reste utilisable la fois suivante.
Pour quel type de séance
Un couple qui veut de la couleur, un book grâce aux murs qui font office de fond uni, ou une famille avec des enfants qui marchent.
Autour
La corniche, pour un registre totalement opposé, est à dix minutes. L’ensemble des endroits est dans la rubrique lieux, et le contexte local sur la page Marseille.
Questions
Questions fréquentes
Le quartier est-il vraiment abrité du vent ?
Oui, et c’est sa principale utilité pour nous. Les rues sont étroites et coudées, ce qui casse le mistral presque complètement. C’est notre repli systématique quand la corniche devient impraticable.
Est-ce respectueux d’y faire une séance ?
À condition de se comporter en visiteur. C’est un quartier habité, avec du linge aux fenêtres et des gens qui vivent derrière. Nous ne bloquons pas les passages et nous ne photographions pas les intérieurs visibles depuis la rue.
Y a-t-il beaucoup de marches ?
Le quartier monte franchement depuis le Vieux-Port et comporte plusieurs volées d’escaliers. Avec une poussette, mieux vaut arriver par le haut, côté Major.
Photographier à Le Panier
Nous repérons, nous vous disons à quelle heure venir et ce que cela donne selon la saison.